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Une âme conduite en enfer

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1 Une âme conduite en enfer le Mer 19 Aoû - 17:51

Admin


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Conduit en Enfer

Il n’eut pas plus tôt fini de parler qu’il partit et la forme brillante qui m’avait amené depuis le monde, d’en bas jusqu’à ce lieu de bonheur se présenta. « J’ai, dit l’ange, la mission de te reconduire dans le monde d’en bas, non seulement sur la terre d’où je t’ai amené, mais dans les régions du prince des ténèbres pour que tu puisses voir le salaire du péché et ce que la juste colère de Dieu prépare pour les rebelles qui avaient voulu s’exalter au-dessus du trône du Très-Haut. Mais cependant, ne sois pas effrayé, car, de même que j’ai la mission de te prendre ici, j’ai celle de te ramener dans le monde où je t’ai pris pour te quitter ensuite.

Quitter le ciel pour la terre fut extrêmement désagréable et m’aurait rendu malheureux si je n’avais pas su que telle était la volonté divine. Mais quitter le ciel pour l’enfer me retourna le cœur au dedans de moi. Cependant, quand je sus que le bon plaisir divin était que je retourne sur la terre de nouveau, que là, un jour, je sois dépouillé de ma mortalité et qu’ensuite, je sois reconduit au ciel, je fus un peu réconforté et trouvai en moi-même une entière résignation à la volonté de Dieu. C’est pourquoi je dis avec quelque assurance à mon guide brillant: « Je serai toujours disposé à obéir à ce que la volonté du Dieu béni a ordonné, de la grande miséricorde de qui j’ai toujours fait une si grande expérience, que, même en enfer, je ne serai pas effrayé si je puis avoir Sa présence avec moi ».

À ceci, mon brillant gardien répondit: « Partout où le Dieu béni concède Sa présence, c’est le Ciel et tandis que nous serons en Enfer, Il sera avec nous ». Alors, après s’être incliné très bas devant le Trône de la Toute-Puissance, plus rapide que la pensée, mon ange gardien me transporta plus de 10.000 lieues plus bas que l’empire des cieux où, quand j’avais vu ces puissants globes de feu, ces lampes brûlant toujours dans les cieux éthérés, j’avais dit à mon brillant conducteur que j’avais entendu dire, quand j’étais sur la terre, que chacune de ces étoiles fixes était un monde; je croyais qu’elles pouvaient l’être parce que, bien que vues d’ici, elles soient d’une si puissante grandeur, elles ne nous semblaient à nous qui les voyions de la terre, simplement de petits objets, comme la terre nous apparaissait vue d’ici. « Mais ajoutai-je, je désirerais volontiers être informé par vous de la vérité sur cette question ».

Mon guide brillant me répondit: « À Celui qui est Tout-Puissant, rien n’est impossible, pas plus qu’il ne peut y avoir de bornes à l’infini. Notre Dieu à jamais béni employa 6 jours à créer le monde d’en bas, mais aurait aussi bien pu le faire en un instant s’il s’y était déterminé. Ce fut Sa Toute-Puissance qui le décida à agir ainsi, et ce que cette puissance peut accomplir, personne, sauf Lui qui la possède, ne peut le dire. Mais c’est Sa volonté qui fournit un argument à Sa Puissance et non une bonne logique dans l’école du ciel. Il fait ce qui Lui plaît à la fois dans le ciel au-dessus et sur la terre en bas, et ce qu’il lui plaît de nous révéler, cela seul, nous le savons; ce qu’Il n’a pas révélé, ce sont des secrets enfermés dans Son propre conseil éternel, et c’est de la part d’une créature une insolente et présomptueuse curiosité que de s’en informer. Sans aucun doute, il peut faire autant de mondes qu’il y a d’étoiles dans le ciel si cela lui plaît. Mais ce qu’Il a fait et qu’Il n’a pas révélé, il n’est pas de notre devoir de nous en enquérir.

À ce moment, nous fûmes entraînés vers les régions les plus basses de l’air où je vis une multitude de formes effrayantes et de lugubres apparitions noires s’enfuyant loin de la rayonnante présence de mon brillant conducteur.

« Assurément, dis-je, ce sont quelques avant-gardes de l’enfer, ces formes si noires et si effrayantes ? »

« Ce sont, dit mon conducteur, quelques esprits apostats qui errent à l’aventure, çà et là, dans l’air et sur la terre, comme des lions rugissants, cherchant qui ils pourront dévorer. Et, bien qu’ils soient entraînés ici, tu les verras rapidement dans leurs sombres territoires, car nous nous dirigeons maintenant vers la frontière de l’abîme infernal. Je m’aperçus vite que les paroles de mon guide étaient très vraies, car nous fûmes bientôt entourés de ténèbres plus noires que la nuit accompagnées d’une puanteur plus suffocante que celle du soufre brûlant. Mes oreilles furent aussi remplies des hurlements horribles des esprits damnés en comparaison desquels les notes les plus discordantes entendues sur la terre semblaient une musique mélodieuse.

« Maintenant, dit mon ange gardien, tu es sur le bord de l’enfer mais ne crains pas le pouvoir du destructeur, car ma mission, donnée par le trône impérial, t’assure contre tous dangers. Ici, tu peux entendre, des démons et des âmes damnées elles-mêmes les causes maudites de leur perte éternelle. Ce que tu désires demander, demande-le et ils te répondront. Les démons ne peuvent te faire de mal, bien qu’ils le veuillent car leur pouvoir est limité par Celui qui m’a délégué, dont ils ont la connaissance, auquel ils sont sensibles, ce qui les fait rager, s’agiter, rugir, et mordre leurs chaînes haïes, mais tout est vain ».

Nous étions arrivés maintenant dans les territoires de l’enfer situés dans le centre de la terre §. Là, dans un lac sulfureux de feu liquide, limité par la chaîne de diamant du décret fixé par le ciel, Lucifer était assis sûr un trône brûlant §, ses yeux effrayants étincelant d’une fureur infernale, et plein de rage à cause de ses douleurs ardentes. Ces démons errants que nous avions vu voler devant nous tandis que nous venions du ciel avaient, – je le remarquai, – averti de notre arrivée, ce qui excitait le vacarme de tout l’enfer. Lucifer exhalait ses horribles blasphèmes contre le Dieu béni, et les prononçait d’un air plein d’arrogance et d’orgueil. « Que désire celui-qui-envoie-le-tonnerre ? Il a toujours ce ciel dont le sceptre radieux aurait du être tenu par ma main; et, au lieu de ces espaces où jamais la lumière ne s’éteint, Il me confine hors de mon héritage légitime, dans cette sombre maison de mort, de tristesse et de douleur ! Quoi ! voudrait-il me prendre l’enfer aussi, pour qu’il vienne m’insulter jusqu’ici ? Ah ! ne pourrais-je obtenir une autre bataille pour l’éprouver; je voudrais ébranler le ciel et faire vaciller son trône brillant ! Je n’aurais pas peur non plus du dernier degré de sa puissance bien qu’il ait des flammes plus ardentes que celles dans lesquelles il me jette. Bien qu’autrefois, j’aie perdu la bataille la faute n’en fut pas à moi ! Aucun esprit ailé sous la voûte du ciel ne promet la victoire plus que je ne le fis. Mais, ah ! continua-t-il avec une voix changée, cette bataille est perdue et je suis jugé, condamné pour toujours à ces sombres territoires ! Du moins, est-ce encore un réconfort pour moi que le chagrin de l’humanité tienne compagnie à ma douleur. Et depuis, je ne peux rien contre celui-qui-lance-le-tonnerre, je veux assouvir ma rage extrême sur les humains ! » Je fus stupéfié d’entendre son discours impie et ne pus m’empêcher de dire à mon guide « Combien ses blasphèmes sont récompensés avec justice ! »

« Ce que tu as entendu de cet esprit apostat est tout à la fois son péché et sa punition; pour chaque blasphème qu’il vomit contre le ciel il rend l’enfer plus brûlant pour lui ».

Nous partîmes ensuite plus loin où nous assistâmes à des scènes lugubres de chagrin sans mélange; nous vîmes deux misérables âmes tourmentées par un démon qui, sans cesse, les plongeait dans le feu liquide et le soufre brûlant §, tandis qu’au même moment, ils s’accusaient et se maudissaient l’un l’autre. L’un d’eux dit à son camarade tourmente: « 0, que ta face soit maudite, que jamais je ne fixe mes yeux sur toi ! C’est à toi qu’est due ma misère, je peux t’en remercier, car ce sont tes conseils qui m’ont amené ici, tu m’as tenté, c’est toi qui m’as pris ainsi au piège. C’est ta cupidité et ta tromperie et ton oppression et ton écrasement du pauvre qui m’ont conduit ici. Si tu m’avais seulement donné un bon exemple ! comme on fait à un méchant, j’aurais pu être dans le ciel où j’aurais été aussi heureux que je suis maintenant misérable ! Oh malheureux que je fus ! C’est parce que j’ai suivi tes pas que j’en suis réduit à cet état misérable et perdu pour toujours ! Oh ! que je n’aie jamais vu ton visage ou que tu ne sois jamais né pour faire à mon âme tout le mal que tu lui as fait ! » L’autre misérable répondit: « Et ne puis-je pas aussi bien te blâmer ? Car ne te souviens-tu pas combien, en tel temps et en tel lieu, tu m’as tenté, tu m’as conduit dehors et tu m’as demandé si je ne voulais pas aller avec toi quand j’étais occupé à mon autre travail, ma profession légale ? Mais tu m’as appelé à la quitter et c’est pourquoi tu es aussi fautif que moi. Si j’étais cupide, toi, tu étais orgueilleux, et si tu as appris de moi ta cupidité, je suis sûr que j’ai appris de toi mon orgueil et mon ivrognerie et si tu as appris de moi à tricher, toi, tu m’as enseigné à convoiter, à mentir, à me moquer de la bonté. Ainsi, bien que je t’aie fait commettre des fautes en certaines choses, toi, tu m’as entraîné à trébucher sur beaucoup d’autres; c’est pourquoi, si tu me blâmes, je peux te blâmer tout autant. Et si j’ai à répondre de tes actions les plus malpropres, tu as aussi à répondre pour quelques-unes des miennes. Je souhaite n’être jamais venu ici; ta seule vue blesse mon âme en rendant de nouveau présent à mes yeux le péché. Ce fut avec toi, avec toi que j’ai péché. O douleur de mon âme ! Et depuis, je ne peux éviter ta compagnie ici, oh ! que ne puis-je être Ici sans toi ! » D’après ce triste dialogue, je compris bientôt que ceux qui, sur la terre, ont été compagnons de péché seront aussi en enfer, compagnons de châtiment. Et bien que, sur terre, ils aient aimé leur compagnie réciproque, ils ne se soucient pas de la conserver en enfer. Ceci, je crois, fut la vraie raison pour laquelle le riche (Luc 16) parut être si préoccupé de la destinée de ses frères jusqu’à prier Abraham de faire avertir ses compagnons de péché sur la terre. Ce fut l’amour de lui-même et non d’eux qui le fit agir, parce que s’ils étaient venus là, ses propres tourments auraient par cela été accrus, par leur présence et le souvenir du péché pratiqué avec eux.

Tortures de l’enfer

Mais il y eut encore de plus tragiques scènes de douleur, car, en quittant ces deux malheureux maudits s’accusant chacun d’être l’auteur de la misère de l’autre, nous partîmes plus loin, considérant plusieurs spectacles douloureux, entre autres, celui de quelqu’un tourmenté par un esprit qui versait dans sa gorge du soufre enflammé §, ce qu’il faisait avec une si horrible et insolente cruauté que je ne pus que lui dire: « Pourquoi te délectes-tu à tourmenter ce malheureux maudit, en versant ainsi perpétuellement cette liqueur enflammée, et infernale dans sa gorge ? »

« Ce n’est qu’un juste châtiment, répondit le démon. Pendant sa vie, cette femme était si sordide et si misérable, que malgré qu’elle possédât assez d’or, elle n’était jamais satisfaite, et c’est pourquoi, maintenant, j’en verse dans sa gorge. Elle ne s’occupait pas de ceux qu’elle ruinait et perdait, pourvu qu’elle s’empare de leur or. Quand elle eut amassé un trésor si grand qu’elle ne pouvait pas le dépenser, son amour de l’argent ne lui permettant pas de l’utiliser pour son usage personnel et les nécessités de la vie, elle allait souvent avec l’estomac vide, bien que ses coffres soient pleins, elle s’arrangeait pour se nourrir aux dépens des autres. Quant à ses vêtements, ou ils ne vieillissaient jamais, ou ils étaient toujours si rapiécés qu’il était difficile de dire quel morceau était l’original. Elle n’avait pas de maison parce qu’elle ne voulait pas payer d’impôts, ni aucun trésor en mains par peur d’être volée; elle ne plaçait pas son or, n’achetait pas d’obligations ou de valeurs bancaires de peur d’être trompée quoiqu’elle trompât toujours tant qu’elle pouvait et était elle-même une si grande tricheuse qu’elle frustrait son corps de sa propre nourriture et son âme de miséricorde. Puisque l’or a été son dieu sur la terre, n’est-il pas juste qu’elle en ait le ventre rempli en enfer ? »

Quand son tourmenteur eut fini de parler, je demandai s’il disait la vérité, oui ou non. Elle me répondit: « Non, à mon grand chagrin, ce qu’il dit est faux ! » « Comment ! dis-je, à votre grand chagrin ? » – « oui, à mon grand chagrin, dit-elle, parce que, si ce que mon bourreau vous dit était vrai, je serais plus satisfaite. Il vous dit que c’est de l’or qu’il verse dans ma gorge, mais c’est un démon menteur et il parle faussement. Si c’était de l’or je ne me serais jamais plainte. Mais il m’abuse, et au lieu d’or, il me donne seulement du soufre horrible et fétide. Aurais-je mon or, je serais heureuse encore; si j’en avais ici, je l’emploierais entièrement à corrompre le ciel pour pouvoir être éloignée de ce lieu ».

Je ne pus m’empêcher de dire à mon guide combien j’étais stupéfait d’entendre une malheureuse en enfer même se cramponner ainsi à ses richesses, malgré qu’elle ait dû les laisser sur la terre et que, maintenant, elle se trouve entre les mains de ses bourreaux.

« Ceci peut te convaincre, dit-il, que le péché est le plus grand de tous les maux, et quand l’amour du péché règne dans une vie, la plus grande punition d’un homme est d’être abandonné à cet amour. L’amour de l’or, auquel cette créature maudite s’était abandonnée et qui la poursuit jusqu’ici sans qu’elle puisse le satisfaire, est un châtiment plus pénible pour elle que celui que les esprits mauvais lui infligent en ce lieu ».

« Oh ! dis-je, ne serait-il pas possible aux hommes méchants, sur terre, d’appliquer un petit moment l’oreille à la bouche de l’enfer et d’entendre les cris effrayants des âmes damnées: ils ne pourraient plus jamais aimer le péché ». « La Bible nous dit, d’autre part, que ceux qui n’écoutent pas la Parole prêchée par les serviteurs de Dieu, pas plus qu’ils n’ont de respect pour ce qu’elle contient, ne se laisseraient pas persuader, même si quelqu’un venait droit de l’enfer pour les avertir ».

Nous n’arrivâmes pas beaucoup plus loin avant d’apercevoir une âme damnée étendue sur un lit de fer brûlant, presque étouffée par le soufre, et qui criait comme quelqu’un en proie à une angoisse mortelle, avec une note de désespoir qui me fit exprimer à mon guide le désir de nous arrêter un moment pour que je puisse écouter plus attentivement ce qu’elle disait, et c’est ainsi que je l’entendis parler comme suit:

« Oh ! misérable damné ! Perdu pour toujours ! Pour toujours ! Oh ! ces mots tuant, pour toujours ! Un millier de milliers d’années ne serait-il pas suffisant pour porter cette douleur que si je pouvais la fuir, je ne voudrais pas supporter pour un millier de milliers de mondes ? Non, non, ma misère n’aura jamais de fin, après le mille milliers d’années, ce sera encore POUR TOUJOURS. Oh ! malheureux ! malheureux état vraiment est-ce: POUR TOUJOURS qui est l’enfer de l’enfer. Oh ! malheureux maudit ! Maudit pour toute l’éternité ! Comment me suis-je perdu volontairement ? Oh ! de quelle immense folie me suis-je rendu coupable en choisissant le plaisir bref et momentané du péché au prix coûteux de la souffrance éternelle ! Combien de fois ne m’a-t-on pas dit qu’il en serait ainsi ? Combien de fois n’ai-je pas été engagé à quitter ces sentiers de péché qui me conduiraient sûrement aux chambres de la mort éternelle ? Mais non, tel l’aspic sourd, je ne prêtai point l’oreille à ces enchanteurs qui parlaient si sagement. Ils m’ont dit souvent que les brefs plaisirs de la vie se termineraient rapidement dans les peines éternelles, et maintenant, une trop triste expérience me le montre, me le dit ainsi, en vérité, mais Il est trop tard pour y remédier car ma situation est fixée pour jamais dans l’éternité. Pourquoi ai-je eu une raison à me donner ? Pourquoi ai-je été fait avec une âme immortelle et en ai-je si peu pris soin ? Oh ! combien ma propre négligence me perce à mort, et cependant, je sais que je ne peux pas, que je ne dois pas mourir ! Mais vivre une vie mourante, plus mauvaise que dix mille morts ! Et pourtant, une fois, j’ai pu y remédier et je n’ai pas voulu § ! Oh ! c’est le ver qui ronge et ne meurt point! J’aurais pu une fois être heureux; une fois le salut me fut offert et je l’ai refusé §. Oh ! ne m’aurait-il été offert qu’une fois mon refus eût été une impardonnable folie, mais il m’a été offert mille fois, et cependant, misérable que je fus, je l’ai mille fois refusé. O péché maudit qui, avec ses plaisirs trompeurs ensorcelle l’humanité et la conduit à la ruine éternelle ! Dieu a si souvent appelé, mais j’ai autant de fois refusé; Il a étendu son bras, mais je n’ai pas voulu comprendre. Que de fois j’ai réduit à néant son conseil, que de fois j’ai refusé sa réprimande ! Mais maintenant, la scène est changée, le cas est autre: car maintenant, il rit de ma détresse, se moque de la destruction qui fond sur moi. Dieu m’avait tendu une main secourable; mais à ce moment, je n’ai pas voulu la saisir, c’est pourquoi ces peines éternelles auxquelles je suis condamné ne sont que la juste rétribution de ce que j’ai fait ».

Je ne pouvais entendre ces douloureuses lamentations sans réfléchir à la grâce merveilleuse que le Dieu à jamais béni m’avait montrée; louanges éternelles à son saint Nom ! Car mon cœur me disait que pareil à ce triste damné, j’avais mérité aussi la colère éternelle, et c’est sa grâce seule qui a fait que nous différons. Oh ! combien Ses conseils sont insondables ! Et qui peut pénétrer Son secret divin ?

Après ces réflexions, je m’adressai à celui qui se plaignait si douloureusement et lui dis que j’avals entendu ses réflexions désolées, elles me faisaient comprendre que sa misère était grande et sa perte irréparable; je lui dis que je désirais plus particulièrement savoir si quelque amoindrissement à ses souffrances était possible.

« Non, pas du tout ! Mes douleurs sont telles qu’elles n’admettent aucun soulagement, même pas pendant un court moment. Mais la question que tu me poses me laisse comprendre que tu es un étranger ici; puisses-tu le demeurer. Ah ! s’il me restait encore le moindre espoir, combien je m’agenouillerais et crierais et prierais à jamais pour être racheté d’ici ! Mais, ah ! C’est en vain, je suis perdu pour toujours. Bien que tu puisses être gardé de venir dans ce lieu, je veux te dire ce que les damnés souffrent ici.

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